Pas de crise de logement à l'horizon
ParWebmaster, jeudi 29 mai 2008 à 12:05 :: General :: #11 :: rss
Le manque de la main-d'œuvre qualifiée se fait de plus en plus sentir
Le Maroc ne connaît pas de crise immobilière. Pour bon nombre de promoteurs immobiliers, le secteur de l'immobilier connaît un essor sans précédent au Maroc grâce notamment à la stratégie du gouvernement en matière d'urbanisme, à l'exonération des taxes dans le cadre de la politique des 200.000 logements et à la baisse des taux d'intérêts.
Un programme qui vient d'être soutenu par le lancement d'un nouveau produit de logement à 140.000 dirhams en faveur des familles à revenus limités. Ce programme national, totalement exonéré d'impôts, vise à faire bénéficier les familles les plus démunies des subventions de l'Etat, notamment celles dont le salaire mensuel n'excède pas 1,5 fois le SMIG (2.700 dirhams), à diversifier l'offre en logements dans le cadre de la lutte contre l'habitat insalubre et à impliquer les petits et moyens promoteurs immobiliers dans ce type de projets.
De plus, et en application des Hautes orientations royales, toutes les dispositions ont été prises à travers une politique visant à augmenter l'offre de logement. Et ce, en ouvrant de nouvelles zones à l'urbanisation, ce qui permettra d'atteindre l'objectif de 150.000 logements sociaux à l'horizon 2012. Il est donc plus question de redoubler d'efforts afin de venir à bout des problématiques liées au financement et au foncier et de permettre ainsi au plus grand nombre de Marocains d'habiter un logement décent. Le groupe Jamaî, à travers son département de communication et des relations publiques, insiste sur le fait que «la crise ne réside que dans l'esprit de celui qui attend depuis plusieurs années que le logement devient moins cher pour qu'il achète». Il a ajouté que la demande est devenue très forte cette année, au point que l'offre ne suit pas. Le groupe Jamaî a également souligné que «le secteur de l'immobilier est devenu un vecteur du développement de l'économie marocaine, car il joue un rôle de locomotive de l'industrie.
Donc, il a toute latitude pour créer des postes d'emploi et pour améliorer le niveau de vie des citoyens en leur offrant un logement décent». En effet, le secteur privé s'est efficacement orienté vers les vrais marchés qui privilégient le social. La preuve en est que sur les 165.000 logements, il n'y a que 23.000 qui sont réalisés par l'Etat. Ce dernier accorde d'ailleurs la priorité à l'habitat social, puisque plus de 760.000 familles, soit 4 millions de citoyens, souffrent de l'habitat insalubre. De même, une famille sur cinq en milieu urbain vit dans une situation similaire. Cette dernière a entraîné une détérioration du tissu urbain et porté préjudice à l'harmonie du bâti et à l'esthétique des villes. Il est patent que le rythme actuel de production de l'habitat, les systèmes et les procédures régissant le secteur foncier ainsi que les modes de financement et les mécanismes de soutien à la promotion immobilière, ne sont pas suffisamment efficients pour accompagner la demande et contenir le déficit accumulé. De même, le poids de la pression fiscale et du foncier est bien réel.
C'est pourquoi, la Fédération nationale de l'immobilier avait demandé de se pencher sérieusement sur le problème de la non disponibilité de terrain à construire et sur la mise en place de nouvelles mesures qui permettront au système bancaire de s'impliquer davantage dans le financement de l'habitat. Parmi ces mesures, on cite la suppression de la TVA sur le refinancement pour les banques, le plan d'épargne-logement assorti d'avantages fiscaux et la révision des conditions d'éligibilité aux ristournes, notamment la VIT de 200.000 DH et le revenu plafonné à 3.600 DH. Aujourd'hui et face à un important déficit en logements et des mesures incitatives des pouvoirs publics, on enregistre un intérêt grandissant pour le secteur de l'immobilier et en particulier pour le logement social. Celui-ci explose, car l'offre de financement devient de plus en plus alléchante, notamment à travers le Fonds de garantie des revenus irréguliers et modestes (Fogarim). Ainsi, les crédits logement ont dépassé les 100 milliards de dirhams, soit trois fois le niveau enregistré en 2002.
Certaines banques accordent même des prêts immobiliers d'un montant minimum de 100.000 DH et une quotité, de 100% de l'acte de vente, de financement optimal par nature de prêt. Celui-ci est destiné à financer l'acquisition de terrains nus destinés à la construction d'un logement à usage d'habitation principale et de logements individuels, ainsi que l'acquisition, l'extension ou l'aménagement de logements à usage d'habitation principale. La durée de remboursement s'étale, dans la limite de la date du départ à la retraite du bénéficiaire, sur une période de 15 ans, extensible à 20 ans, pour l'acquisition ou la construction de logement, et 5 ans pour le terrain, l'aménagement ou l'extension. Les intérêts des prêts sont portés, d'un commun accord, au taux de 8% HT fixe, soit 8,56% TTC.
Tous ces avantages ont poussé le groupe Jamaî, aujourd'hui présent à Casablanca, à Marrakech, à Rabat et à Tanger, à lancer de nouveaux projets, à partir de l'année prochaine, à Fès, à Meknès, à Martil et dans d'autres villes du Royaume.
Le groupe estime que le Salon de l'immobilier marocain (SMAP IMMO 2008), organisé du 8 au 11 mai dernier à Paris Villepinte et le Salon de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Immobilier "Iskane Expo", organisé du 21 au 25 mai dernier à la Foire internationale de Casablanca, ont connu un franc succès. En plus des ressortissants européens, ces deux Salons ont connu un engouement des Marocains résidant à l'étranger (MRE). Ce qui représente, estime-t-on, une «conséquence de la renaissance du secteur de l'habitat dans le Royaume». Il faut préciser dans ce sens que les MRE consacrent l'essentiel de leurs investissements à l'immobilier à hauteur de 81,4%, selon une enquête du Haut commissariat au Plan.
lematin.ma



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